Un pied dans la m...
“Un pied dans la m…”
| Localisation | La Mède, dans la Fosse |
|---|---|
| Johnson | Nick Rafferty |
| Lieu du rdv | Le Café des Trois Frères |
| type de run | Cassage de bras et Protection |
| runners | Gambler, Striker, Faceless et Luis |
La Mède, du dimanche 9 novembre, 18h30 au mardi 11 novembre 2070
Cela devait être une runne simple. Selon les fixers des runners, il s'agissait d'un Johnson désireux de faire un concert un peu borderline. Juste un peu…
Un pot pourri de runners
Le Johnson avait du faire les fonds de tiroirs. Négociant sans cesse, les fixers contactés lui fournirent une belle brochette de bleu. Le streetsam, de passage à Marseille, avait été fourni par un fixer étranger du nom de BEP. Le soutien armé supplémentaire était un mercos en manque de contrat. Quant au soutien astral et au pilote, ces deux là furent fournis par un fixer du coin, un gars étrange du nom de Quarks.
Le lieu de rendez-vous était à l'image du Johnson, défoncé et manquant cruellement de standing. Il s'agissait d'un bar miteux dans une ancienne commune tout aussi déserte : Le Café des Trois Frères. Nick, car le Johnson était tout aussi un bleu que ceux qu'il contractait, s'installa dos à l'entrée, une première erreur. Sa deuxième et ultime erreur fut d'avoir accepté d'engager des gars dont la santé mentale était inversement proportionnelle à leur capacité à flinguer tout ce qui bouge.
A peine des membres des Fossaires furent-ils entré que le merco pétât un plomb et en fit surgir d'autant plus vers le ganger troll venu seulement boire un coup. La déco fut vite agrémentée de nouveaux impacts. Si les runners eurent tous le bon réflexe de se mettre à l'abri, ce ne fut pas le cas de ce pauvre Nick…
Le Laès, c'est si bon
Pour une première run, avoir son Johnson abattu n'est pas le meilleur moyen de se faire une bonne réputation. Très vite l'équipe ainsi formée pris la résolution de réussir la run. Juste histoire de réduire l'odeur de la m… dans laquelle ils venaient de plonger. Après un peu de Laès, quelques stimpatch et un arrêt à l'hôpital le plus proche, les runners se dirigèrent vers le théâtre de leur opération : l'ancienne station de stockage pétrolifère de Total au sein de la Mède.
Sur place, la sécurité du site fut vite expédiée ad patres, moyennant des pneus crevés et des paires de pantalons souillés par les manières “diplomates” du streetsam. Les rares squatters restèrent quant à eux à bonne distance. La foule commença tout doucement à affluer et après une rapide inspection du staff du concert, ce denier débuta.
Les proportions du concert ne firent aucunement fléchir la détermination des runners et ce malgré un sirocco chargé et violent. La maîtrise du terrain par le pilote permis de rapidement faire intervenir les deux soutiens armés. Le site souffrant d'un environnement assez toxique et surtout disposant de quelques réserves de combustibles, quelques démonstrations de forces mirent vite fin à tout embrasement du public.
Comme des pantins, comme une poupée...
Alors que le concert semble battre son plein, l'un des guitaristes du groupe le plus attendu est victime de malaise. L'un des runners est alors engagé après un bout d'essai. Si le public semble peu apprécié cette modification, le talent du runner associé à sa magie mette vite tout le monde d'accord : ce soir là, une star est née.
Malgré les interventions des runners, certains individus parvinrent à saboter certaines enceintes mettant à mal le festival. Quand enfin cela fut réglé, un étrange phénomène se produisit. Les écrans géants révélèrent qu'une jeune femme était seule sur la scène. Le volume des micros revenants eux aussi, des paroles d’une chanson du siècle dernier se firent entendre
…Mes disques sont un miroir
Dans lequel chacun peut me voir
Je suis partout à la fois
Brisée en mille éclats de voix…
Hypnotisé par ce spectacle étrange, le silence des spectateurs se fit plus profond quand, après un gros plan, tout le monde se rendit compte que la gamine perdait des morceaux de peaux au-fur-et-à-mesure de sa performance. Glacé par l'effroi, personne n'intervint jusqu'à la fin de la chanson.
…Mais un jour je vivrai mes chansons
Poupée de cire poupée de son
Sans craindre la chaleur des garçons
Poupée de cire poupée de son.
Un peu avant qu'elle ne prononce les derniers paroles, le merco et le streetsam découvrirent à certains endroits bien camouflés, des explosifs. Quand elle eut terminé, d'autres engins furent déclenchés et par instinct, le public se rua vers ceux découverts. Avec difficulté, les runners essayèrent tant bien que mal d'empêcher le désastre à venir. Comme un berger guidant ses moutons, l'équipe de runner usa de la force brute, des capacités du pilote ainsi que du charme du mage pour limiter la casse.
Face à des milliers de personnes, cela ne put suffire et les runners durent se résoudre à sauver ce qui pouvait encore l'être. Alors que le feu ravageait le festival, nourrit par les combustibles du sites et revigoré par le Sirocco, les runners parvinrent avec difficulté à sauver la majorité du staff.
Nul ne saura qui était la jeune femme, mais tout le monde sut que cela était l’œuvre mystifiante et horrifiante du Marionnettiste…
Notes
- La pollution générée par les explosions mettre quelques mois à retomber après le retour du mistral. On dénombre durant cette périodes, des dizaines de milliers de victimes aussi bien des explosions que de la pollution. Mais cela sera sans compter les nombreuses personnes SINless vivant dans la région. Etrangement, les autres quartiers de Marseille ont été miraculeusement protégés…
- Suite à la prestation de Gambler, les membres du groupe Rodéo pour un Massacre lui ont proposé de participer à quelques tournées avec lui. Leur agent, Eric Gelovani lui a donc fait signé un contrat d'intérim.
- Au passage, les rares membres du staff technique encore en vie, ont eux aussi beaucoup apprécié l'aide des runners. Entre autre, Tamara Kandelaki, la spider, a gardé contact avec Gambler.
3-4 novembre 2070 : “Double Dragon 2”
9-11 novembre 2070 : “Un pieds dans la m…”