Les "étoilés"
Désigne de manière imagé les criminels dans la Province des Marches de Cristal.
L'appellation vient du fait que chaque personne reconnu coupable d'un crime dont la peine n'est pas la peine de mort se voit tatouer puis soumis à l'exil. Le tatouage est toujours d'une taille au moins égale à une paume de main, et situé sur des endroits facilement vérifiables par les forces de l'ordre.
Chaque motif, bien que rappelant une étoile, correspond à un crime particulier. Les récidivistes se retrouvent donc rapidement avec de nombreuses étoiles, ce qui a été à l'origine du terme.
La marque est permanente et quasiment ineffaçable, aucun criminel ne peut donc cacher son passé. Il devra passer toute sa vie avec cette marque et aucun droit réservé aux citoyens ne lui sera octroyé. Certains seigneurs des Marches vont parfois jusqu'à incinérer leur corps et ainsi effacer toute trace de leur existence. Prétextant que ces individus ne puissent prétendre à séjourner à Constel mais dussent errer à jamais dans les courants jusqu'à la neuvième porte.
Ce système est fortement stigmatisant pour les honnêtes gens ainsi que pour les malheureux criminels occasionnels. Néanmoins, il est fréquent dans la pègre des Marches de s'enorgueillir de ses “constellations” (même si comme le faisait remarquer quelqu'un, un voleur vraiment doué se verrait surement plus à son absence d'étoile, celle-ci prouvant qu'il a été assez bon pour ne jamais se faire attraper).
Les criminels qui refusent l'exil, deviennent esclaves. Dans de rares cas, leur maître peut alors leur permettre de redevenir citoyen. Pour se faire, ils doivent amener le criminel devient le seigneur qui l'a jugé et lui demandé sa clémence. Cette dernière prend souvent l'apparence d'une quête pour le repentant. S'il parvient à la mener à bien, une boucle d'oreille sertie d'un saphir étoilé lui ait donné. Ce bijou enchanté et marqué du sceau du seigneur est gage de la pénitence du porteur.
Toutefois, il n'est pas rare que le port de cette boucle d'oreille ne soit guère considérée par certains. Leur authenticité reste difficile à démontrer…