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Quartier de la Rivière
1. La petite Waldine
Affluent de la Waldine, cette rivière descend plein sud et traverse le bois de Liffraie où elle disparaît plusieurs fois sous terre avant de ressurgir. Ses eaux sont toujours particulièrement fraîches. Elle est franchie par deux ponts en bois à arche unique, permettant de rejoindre le quartier du Fort. Du fait de la présence de la ligne verte – voir plus loin –, le pont nord concentre tout le trafic.
2. Les bains
Petit palais de marbre bâti par les nains, hommes et femmes s’y plongent dans de profonds bassins, chauds ou froids, séparés par des tentures. Des chaudières sophistiquées proposent différentes températures d’eau. On prête des propriétés régénératrices à ce flux qui circule dans les canaux recouverts de runes naines.
3. L’église de la Flamme
En plus de son rôle spirituel, l’église jouait anciennement le rôle d’école publique gratuite. Plus tard, elle fut profanée par les armées du Nécromant, puis est devenue une cour des miracles qui abrite les plus pauvres et des orphelins, sous la houlette du baron des Rats. Le cimetière qui la jouxte n’est plus utilisé. Les morts qui y reposaient ayant été relevés par les nécromants, plus personne ne veut y être enterré. Avant, quiconque attaquait l’église devenait la cible de rayons de feu sortant des yeux de la statue enchantée de Berangaria Maggiere, magicienne profondément croyante. Mais personne ne l’a vu fonctionner depuis la mort des prêtres.
4. La Sylve
Cette futaie est apparue quelques semaines après l’instauration du protectorat elfique, pendant la guerre contre le Nécromant. Sans prévenir, elle a poussé en l’espace d’une nuit en pleine ville, engloutissant sous ses racines plusieurs pâtés de maison. Invoquant un accident dans l’établissement d’un cercle magique des arindeäls, les elfes aidèrent à la réinstallation des locataires, mais la forêt ne recula pas. La Sylve fait près de cinq cents mètres de diamètre. Quand le printemps a fait son apparition, ses feuilles se sont étrangement parées de couleurs automnales. Son accès est strictement interdit aux non-elfes. Le périmètre est ponctué d’arbres-guets qui assurent une surveillance rapprochée. Régulièrement, des troupes elfiques entrent et sortent de la Sylve, sans qu’il soit possible de déterminer ce qu’elles y font. Des prisonniers y sont parfois emmenés. Lorsqu’ils reviennent, leur mémoire a été effacée, les rendant incapables de raconter ce qu’ils ont vu. Les habitants doivent contourner la forêt lors de leurs déplacements quotidiens, allongeant les temps de trajet. Les plus téméraires bravent les dangers du bois mystérieux pour retrouver la statue enchantée du mage Launegisilus Maggiere, et glisser dans la main de pierre du grand séducteur un billet doux comportant le nom de leur amour secret. Dès qu’ils s’endorment, ils font alors un rêve érotique délicieux, impliquant celui ou celle dont ils ont écrit le nom.
5. La ligne verte
L’artère qui relie l’abbaye et la Sylve est régulièrement empruntée par les troupes elfes. Par mesure de sécurité, toutes les maisons qui donnent sur cette rue ont été réquisitionnées et vidées de leurs habitants. Les elfes qui ne résident pas à l’abbaye logent dans ces bâtiments. Des collaborateurs ont également obtenu le droit d’y résider pour profiter de belles résidences, de la protection accrue de l’occupant et d’un loyer gratuit. Wolfram et Gretella sont les deux cas les plus connus. De nombreuses demeures restent malgré tout inoccupées.
6. Les entrepôts reconvertis
Ces entrepôts appartenaient à la guilde des Ifriers. Originellement, ils stockaient de grandes quantités de stères de bois. Peu après la dissolution de la guilde et la pousse de la Sylve, Alasaril confisqua les lieux pour reloger tous les habitants chassés par la forêt féérique. Des étages intermédiaires ont été ajoutés pour accueillir de nombreuses familles dans des condi- tions inconfortables.
