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greatcity:journal:151114

Premières victoires, premiers ennemis

Après un long voyage depuis votre terre d'origine, chacun d'entre vous est arrivé à Kestyl, paisible port de Commerce en périphérie du Triperium et dernière étape du voyage vers Scaramance. Le prochain bateau en partance était la Sirène Joufflue, un petit navire de commerce chargé d'olives, de vin, d'épices et de bois précieux. Vous avez payé pour votre voyage et, par une chaude fin d'après-midi d'automne, avez embarqué sur le voilier.

Brina Brise-nuque
Capitaine de la Sirène Joufflue

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Vous avez fait la connaissance à bord de Birna Brise-Nuque, capitaine expérimentée pas très causante, de son second, Marzack Malick, de l'armateur du bateau Théodorus Lozam (plus précisément fils d'un des marchands propriétaires du bateau), du cuisinier Ezio, et enfin de Yaged Nikolos, petit-neveu de Logan Nikolos, général à la retraite des forces armées de Scaramance.

Les premiers jours de voyage vous ont permis de relever quelques éléments intéressants:

  • les difficultés de la pauvre Laurël qui ne sera probablement jamais “rôdeuse des mers” (ou alors avec un autre estomac);
  • l'attitude fuyante de Yaged qui transportait sans cesse sur lui une mystérieuse petite boîte;
  • la frénésie bondissante du jeune Caldor, prêt à sauter sur la moindre occasion pour dénicher (et imaginer) un nouveau complot;
  • les commentaires discrets-mais-pas-trop du second envers la capitaine sur une histoire d'offrande oubliée à Adhelmus Oxda;
  • l'attitude bourrue et peu amène de la capitaine, qui montrait parfois des signes de fatigue alarmants.

Quelques jours après votre départ de Kestyl, le bateau a été rejoint par une bande d'orques qui semblait se contenter de le suivre. La mystérieuse Linaë, qui ressentait un lien intime avec ces bêtes, a plaidé avec succès pour que les marins, plus méfiants, rangent leurs arbalètes. Sous l’œil vigilant de Laurël, les orques vous ont ainsi suivi par intermittence pendant votre trajet.

Le guivert, pillard et voleur des mers

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Les évènements se sont quelque peu précipités une nuit, après cinq jours de voyage. Sortie sur le pont pour prendre l'air (et vider son baquet de vomi par la même occasion), Laurël a entendu d'étranges bruits étouffés dans la cale. Soupçonnant une mutinerie, elle a discrètement fait venir ses compagnons de voyage. Mais dès que vous avez tenté de démasquer les mutins, c'est une horde de guiverts qui s'est jetée sur vous! Ces misérables gobelins des mers n'ont visiblement pas apprécié que vous les dérangiez en plein pillage de la cargaison et ont tenté de vous le faire payer. Mais à grands renforts de coups d'épée, de sortilèges et de baquets de vomi, vous avez finalement anéanti les bestioles. Vous remerciant chaleureusement de votre courage, Marzack s'en est ensuite pris à la capitaine, lui reprochant de ne pas avoir cloué un guivert au bateau avant le départ pour effrayer ses congénères, comme cela se fait habituellement.

Mais la nuit n'était pas encore terminée. A peine aviez-vous commencé à évaluer les dégâts que Potence, un des marins, a jailli sur le pont en hurlant des imprécations à Adhelmus Oxda, du sang lui coulant par les yeux. Contrairement à la plupart des marins, vous avez gardé la tête froide et tenté de l'examiner, pendant que Caldor suivait une vieille intuition: il s'est faufilé dans vos appartements et, comme il s'y attendait, a découvert la boîte de Yaged ouverte sur le sol, son contenu bien visible: une petite bourse de tissu épais contenant une poudre brune à l'odeur âcre. Yaged était d'ailleurs en train de tenter de retourner à son hamac quand Linaë l'en a empêché.

Yaged Nikolos
petit-neveu de Logan Nikolos

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Une petite dose d'intimidation et l'éloignement des marins ont ensuite suffit à faire avouer Yaged. La poudre était de l'ocrenuit, une drogue importée du Triperium qui permet, à très faible dose, de soulager les douleurs, mais devient rapidement dangereuse voire mortelle si elle n'est pas diluée. La poudre était destinée à son grand-oncle, et la question s'est rapidement posée de savoir si vous alliez ou non dénoncer cette homme influent. Vous vous êtes donné quelques jours pour réfléchir sur ce point. Mais l'état fébrile de la capitaine continuait de vous inquiéter, et là-dessus aussi vous avez mené votre enquête.

D'une part, en inspectant ses appartements, Linaë a décelé un poison dans sa bouteille de vin personnelle. Le vin en question provenait de la cuisine d'Ezio que vous avez quelque peu “cuisiné” à grands renforts de “bénédictions” parfois douteuses jusqu'à ce qu'il se défausse entièrement sur le second: c'était lui qui apportait le vin pour la capitaine, assurément il était coupable ! A l'occasion de ces expérimentations, Linaë a par ailleurs découvert les surprenants effets curatifs de l'eau qu'elle créait magiquement.

D'autre part, tandis que Caldor cherchait à ponctionner un peu de vin sur les tonneaux éventrés par les guiverts, il est tombé sur les restes d'un tonneau bien étrange, rempli d'eau et de fientes de guivert, et griffé à l'intérieur. Il s'en est ouvert au second, qui a partagé son étonnement avant de balancer ledit tonneau par-dessus bord.

Au fur et à mesure de vos découvertes, Marzack a fini par attirer l'essentiel de vos soupçons si bien que vous l'avez interrogé en présence de la capitaine. Celui-ci a nié en bloc, mais en a profité pour lancer une violente diatribe sur l'âge et l'incapacité de la capitaine à tenir son poste correctement, en espérant s'attirer les bonnes grâces de l'armateur. Mais vos indices étaient bien trop troublants pour celui-ci, qui s'est gardé d'intervenir. En l'absence de preuves plus fermes, Marzack n'a toutefois été que temporairement rétrogradé au titre de simple marin.

Les choses auraient pu s'en tenir là, mais c'était compter sans Caldor-le-fouineur. Celui-ci, bredouille après une fouille trop rapide de la cabine du second, a eu l'idée de conjurer un disque flottant sous la fenêtre du suspect… et ça n'a pas raté. A peine Marzack était-il rentré dans la cabine pour “rassembler ses affaires” qu'une petite bourse passait par la fenêtre sans tomber à l'eau.

Une fois le méphitique poison identifié comme tel, vous avez débarqué dans le dortoir des marins pour juger le second, et l'avez surpris en train de fomenter une mutinerie. Décrédibilisé par vos indices, il a finalement tenté d'en finir par les armes… et s'est rapidement fait occire.

Une fois Marzack passé par-dessus bord (et englouti par les orques) et la capitaine guérie, le voyage s'est terminé de façon plus paisible jusqu'à votre arrivée à Scaramance. Linaë a semblé particulièrement saisie par votre première vision de la cité, au point de s'évanouir brièvement pendant que les orques disparaissaient au loin. Une fois remis de ces émotions, votre premier contact avec la foule fut un peu mouvementé, entre les dockers, les colporteurs et les gamins de rue. Un bref incident avec les gamins a d'ailleurs permis à Laurël d'entrevoir un étrange personnage qui leur semble liés.

Theodorus Lozam

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Mais votre premier objectif était clair: plutôt enclins à mettre sous le tapis cette affaire de drogue, vous vouliez tout de même accompagner Yaged jusqu'à la taverne du Meilleur Bouclier pour y rencontrer son grand-oncle. Helag Gronismug, qui gère la taverne, a chaleureusement salué Yaged et vous a laissé accéder au premier étage, ou siège le Cercle du Bouclier Ebreché. Ce qui aurait pu être perçu comme une organisation secrète ressemblait plutôt, d'après ce que vous en avez eu, à un quarteron de vieux barbons très occupés à jouer aux cartes en sirotant de l’hypocras. Logan Nikolos vous a reçus cordialement dans une pièce à part. Devant l'embarras de la situation, il a rapidement admis consommer de l'ocrenuit et, à demi-mot, arrondir sa pension en en distribuant une partie. Il a également vivement tancé son petit-neveu pour son imprudence dans le transport de la drogue. Pour vous remercier de votre discrétion, il vous a offert au total 80 pièces d'or et vous a invités à déjeuner avec lui dans trois jours. Vous avez ensuite pris congé, et vous êtes mis en route pour Le Paradis du Marchand, où le jeune Théodorus Lozam vous a offert trois jours et trois nuits à ses frais pour vous remercier d'avoir sauvé une partie de la cargaison.

C'est en glissant dans votre bourse le fruit de votre premier chantage, frappé à l'effigie du Seigneur Erasmus VI, que raisonnait dans vos esprits cette phrase qu'on vous a lancée si souvent: “Bienvenue à Scaramance !”.

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