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Quartier des Résidences
Le Quartier des Résidences incarne tout l'esprit de la résistance Azindraléenne. Quasi désert le jour, le quartier s'embrase chaque nuit dans un carnaval de dîners à la belle étoile, d'art satirique, de marchés aux puces, de bagarres, de bière, de jongleries et festivités tapageuses et bohémiennes. Chaque matin, des colporteurs aux yeux noirs de fatigue se traînent vers le Quartier Marchand par la Voie des Nobles pour écouler leur marchandise auprès des citoyens de Scaramance, pour finalement relancer la fête une fois la nuit tombée. Pour ces petites gens, parfois à moitié assoupis sur la place du Marché, les jours ne servent qu'à financer les nuits, sur les rues indomptées, subversives et chargées de théâtres improvisés du Quartier des Résidences.
Dans le coin sud-est de Scaramance, le Quartier des Résidences s'adosse à la muraille datant de l'Âge Tripérial, sous le regard de montagnes infestées de monstres qui se dressent jusqu'aux nuages. Autrefois quartier le plus huppé aux multiples résidences rococo de la noblesse kortézienne, les résidences ne leur servent plus de refuges après une dure journée d'intrigues à la cour et d'exploitation des masses. Depuis la Révolte des Eaux Usées, la partie le plus modeste de la classe moyenne - bouchers, boulangers et autres partisans d'Azindralée (qu'il vaut mieux nommer ainsi dans le coin) - sont les nouveaux maîtres des rues étroites et des villas chancelant sous leurs multiples étages. Ils y vivent, mangent, dorment et se multiplient tout en tentant d'attiser les braises de la résistance à la maison Atregan.
Habiter dans le Quartier des Résidences implique de squatter une des villa abandonnées par la noblesse. Après la révolte, les habitants ont pillé les bâtiments effondrés et même la muraille sud-est de la ville pour convertir tant bien que mal les riches demeures en petits logements pour familles nombreuses et multiples. En droit, les dirigeants kortéziens sont toujours propriétaires de ces villas datant de l'Âge Tripérial, bien qu'ils n'y vivent plus, et la perspective d'un délogement musclé hante telle une épée de Damoclès les esprits de tous ceux qui y résident. En attendant, ces ouvriers, colporteurs et artisans d'Azindralée profitent des vestiges de ces demeures qu'ils ne pourraient s'offrir contre une vie de travail.
Les villas rococo de l'Âge Tripérial étaient parées de balcons et de portails de fer ouvragé, ainsi que de volumineuses corniches, mais ne possèdent pas de fenêtres donnant vers l'extérieur du bâtiment. Tels des fortins typiques du Triperium, les manoirs n'étaient ouverts que sur leur cour intérieure, pour permettre aux habitants de dominer leurs visiteurs - ou de leur tendre une embuscade.
Les nouveaux résidents ont depuis abattu les portails de fer, et transformé les cours centrales en voies de circulation ou en cul-de-sac, au grand dam du visiteur mal orienté. Ils ont converti les villas en immeubles, fisant jusqu'à dix logis d'un seul et même étage. Chaque nuit, des familles entières se promènent sur des balcons ouvragés, cuisinent, défèquent, cancanent, s'insultent ou font l'amour. Dans les cours en contrebas, des habitants ont déblayé les débris et ouvert des tavernes et restaurants de plein air où les futurs repas sont entassés dans des cages et des tonneaux.
