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Iaomé
Description
Iaomé est une ravissante jeune femme au corps mince et aux cheveux bruns bouclés. Son visage aux traits fins et à la peau naturellement lisse arbore de grands yeux bleus mis en valeur par des sourcils arqués et des longs cils finement maquillés, lui octroyant un regard à la fois perçant et charmeur. Elle porte une solide armure sous laquelle des vêtements de cuir mettent parfaitement en valeur ses courbes féminines. A la ceinture, une dague est rangée dans son fourreau, tandis que dans son dos, un étui assez volumineux semble renfermer une arbalète. Discrète quand elle fait profil bas, elle semble néanmoins attirer inéluctablement le regard des hommes lorsqu'elle le souhaite, sa démarche gracieuse et son magnétisme étant à coup sur ses armes les plus dangereuses.
Historique
Jeune, plutôt belle et plutôt intelligente pour une domestique, Iaomé est l'une de ces servantes qui attire le regard des nobliaux.
La décadence et la perversion des familles chelaxiennes et l'intérêt grandissant à son égard des fils et des pères de bonne famille, fit qu'elle fut rapidement “conviée” à des soirées “privées”.
Lors de ces soirées, ou plusieurs nobles de diverses familles cocufiaient à volonté leurs épouses, elle comprit que son maître de maison venait ici car la frustration le rongeait… Sa femme ne pouvait plus le satisfaire, et plus que tout, elle ne pouvait pas lui donner d'enfant.
Et forcément ce qui devait arriver, arriva, elle perdit sa virginité et son honneur un de ces fameux soirs… Mais plus que tout, lors de ce triste soir, elle reçut la vie…
Ne pouvant cacher sa grossesse au yeux des gens, elle comprit bien vite que son sort serait scellé aussitôt qu'elle aurait accouché. Le maître de maison voulait un héritier et elle comprit qu'il l'avait sciemment engrossée dans cet unique but…
Aussi, elle feint l'ignorance et, le soir de son accouchement, dès lors que, comme pressenti, on lui volait son bébé, elle s'enfuit de la maison dans les ruelles noires de Couronne d'Ouest.
Prise en chasse par les créatures d'ombres qui peuplaient les ruelles de la ville, elle ne dut son salut qu'a l'intervention salvatrice d'un ferronnier qui lui ouvrit sa porte à temps pour qu'elle échappe à son funeste destin.
Il s'avéra un peu rugueux mais de bonne volonté et profondément bon, à force de travail et d'entraide, une certaine confiance s'installa, elle fini par apprendre qu'il était lié à un petit groupe fidèle à Iomedae, dirigé par une prêtresse qui menait des offices clandestins.
Il lui fit rejoindre le groupe quand il estima qu'elle fut prête et, une fois à l'intérieur, la prêtresse repéra rapidement sa force de volonté.
Cela dura quelques temps, mais au bout d'un moment le climat se détériora… la femme du ferronnier devint suspicieuse et jalouse. La prêtresse de Iomedae lui proposa alors une solution de repli: une place de domestique dans une petite demeure en dehors de la ville, pour une vieille famille “austère mais honorable”. Elle accepta et se mit au service de ses nouveaux maîtres, les Valestir.
Hélas, un soir, alors qu'elle se dirigeait vers le lieu de son office, elle découvrit à la place les traces fumantes du passage de la Garde Chtonienne. Les fidèles avaient été massacrés ou capturés. La prêtresse de Iomedae fut capturée et exécutée publiquement dès l'aube.
Iamoé venait de perdre en une nuit son guide spirituel, sa seule amie et le seul lieu ou elle se sentait bien.
Elle comprit ce soir là qu'il était temps de rattraper toute ses années perdues à endurer, supporter, courber l'échine, il était temps de faire fi des méthodes, de retrouver son enfant, sa dignité et de punir cette noblesse décadente et corrompue.
Non pas les Valestir, qui avaient déjà été punis par leurs semblables visiblement, mais tous ceux qui dirigeaient cette nation, qui dominaient les faibles, qui régnaient par la force et qui ignoraient que dans les ruelles sombres de Couronne d'Ouest, dans chaque maison qui composaient les Paregos, se tenaient l'instrument de leurs chute.
