Perfidus
| Maison | Tytalus |
|---|---|
| Gantelet | 1180 |
| Parens | Serpens |
| Spécialités | Herbam, poisons |
| Sigil | fleur noire |
| Joueur | Bruno |
Perfidus est un homme affable, habillé avec élégance, qui affectionne le confort et le raffinement. Il a le compliment facile, et un sourire parfois un peu trop large pour être tout à fait honnête. En dépit de son goût pour le luxe, il aime cultiver lui-même toutes sortes de végétaux utiles ou agréables aux sens.
Il fit son apprentissage auprès de Serpens, un mage à la réputation sulfureuse spécialisé dans les reptiles venimeux et adepte discret de la démonologie. Perfidus, qui avait un talent naturel pour l'Herbam, ne montra jamais le moindre intérêt pour l'Animal. Après plusieurs années de brimades, Serpens renonça à lui transmettre son goût des reptiles et se contenta d'orienter son talent vers les plantes vénéneuses. Il ne l'estima pas digne d'apprendre l'art raffiné de la démonologie, mais en fit néanmoins un empoisonneur compétent tout en le laissant poursuivre seul ses études livresques sur l'Herbam dans la gigantesque bibliothèque de Doisseteppe. Quand il mourut, empoisonné par sa propre potion de longévité, son apprenti fut bien sûr soupçonné et endossa complaisamment la responsabilité du crime. Un maître étant légalement responsable des actes de son apprenti, le Quaesitor en charge de l'enquête en tira la conclusion que Serpens était coupable de son propre assassinat. Comme le veut la tradition de la maison Tytalus, le meurtre de son maître hissa immédiatement Perfidus au rang de mage à part entière.
Mais la première apprentie de Serpens, Vindicta, ne l'entendait pas de cette oreille. En digne membre de la Maison Tytalus, elle estima que Perfidus l'avait privée de son droit légitime à tuer leur maître la première, et jura d'en tirer vengeance…
Le plus ironique, c'est que la rancœur de Vindicta est en réalité sans objet : Perfidus est innocent du meurtre de leur maître. Il en a endossé la responsabilité par bravade, et aussi parce qu'il ne désirait pas devenir apprenti auprès d'un autre mage après avoir souffert si longtemps sous la férule de Serpens. Comme personne à Doisseteppe ne regrettait Serpens, les investigations n'ont pas été aussi rigoureuses qu'elles auraient pu l'être et on s'est contenté de ses aveux. La culpabilité de Perfidus arrangeait tout le monde.
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